mardi, janvier 24, 2006

Gipi


Inconnu en début d'année, Gipi est pour beaucoup (et pour moi) l'auteur de l'année. Cette année, 4 perles sont sorties : "Notes pour une histoire de guerre", "Les innocents", "Le local" et "Extérieur Nuit". A chaque fois, je me suis pris une grosse claque. Il a raflé plusieurs prix et son "Notes pour une histoire de guerre" est nominé comme meilleur album au festival d'Angoulême. Alliant un style graphique très particulier et un sens narratif incroyable, il fait maintenant partie indubitablement des auteurs à suivre de très près. Un petit interview s'imposait.

Nis -
Sur votre blog, on peut voir que votre première bande dessinée répertoriée date de 1997 (Storie Varie). Je crois que vous avez plus ou moins 40 ans ...


Gipi
- Oui, j'ai 42 ans.


Nis
- Pourquoi avez-vous commencé à écrire des bandes dessinées si tard ?


Gipi
- Tout d'abord parce que je suis un inconscient. J'ai commencé à publier en 1994, dans une revue satirique italienne assez connue (aujourd'hui disparue), qui s'appelait "Cuore" (Coeur). Je ne faisais pas de vrais strips satiriques mais plutôt des histoires autobiographiques racontant le monde dans lequel j'ai grandit et représentant également, selon moi, un miroir "politique" de la société italienne. Je n'ai pas pensé faire de livre avec mes histoires avant 2000, année où j'ai rencontré l'auteur et éditeur Igort et sa maison d'édition Coconino. Je dessinais des histoires pour moi : quatre des histoires contenues dans Extérieur Nuit avaient été faites uniquement par passion, sans l'ambition d'être publiées. Igort a vu une des ces histoires et m'a demandé si j'en avais d'autres pour en faire un livre. J'en avais quelques unes et, après avoir dessiné "Muttererde" spécialement pour le livre, la version italienne d'Extérieur Nuit est sortie. Je croyais que personne ne le lirait et je m'attendais à un fiasco total. Au contraire, le livre a obtenu des prix, la reconnaissance critique et du public. J'ai compris à quel point les livres étaient importants, j'ai vu qu'ils avaient une vie bien à eux. Cela m'a plu et j'ai eu l'envie d'en faire d'autres :)


Nis
- Comment avez-vous découvert les bandes dessinées ?


Gipi
- Par Igort, qui d'éditeur est devenu un ami. Je n'avais jamais été un grand lecteur de bandes dessinées et je connaissais très peu d'auteurs. Maintenant j'essaie d'y remédier, en regardant les travaux des autres et surtout en rencontrant d'autres auteurs (ce qui me plaît beaucoup). Je vis depuis huit ans dans une maison au milieu d'un bois, à flanc de colline. Je suis le seul dessinateur dans un rayon de 120 kilomètres. Pendant des années je n'ai fréquenté personne et je n'ai pas eu l'occasion d'échanger des idées et des opinions sur le dessin. Maintenant, les choses ont beaucoup changé, naturellement.


Nis
- Maintenant lisez-vous des bandes dessinées ? Y a-t-il des auteurs qui vous influencent ?

Gipi
- Je ne lis pas de bandes dessinées, ou alors très rarement. Je ne lis même pas les miens, ou alors uniquement pendant la réalisation et une seule fois, tout à la fin, avant de l'envoyer à l'impression (et à chaque fois j'ai une crise en pensant que j'ai fait un travail exécrable). Cependant, j'admire et je suis le travail de beaucoup d'auteurs que j'ai découverts ces trois dernières années : David B., Sfar, Igort, Baru, Matt Broersma, Nilsen, Mattotti, Spiegelmann... et beaucoup d'autres. Bref, les meilleurs :) Mais surtout, c'est le "rapport à l'histoire" qu'ont ces auteurs qui m'intéresse. C'est comme si j'étais plus intéressé par la méthode/l'approche du travail que par le travail en lui-même. Par exemple, j'ai vu Sfar dessiner dans un bistrot à Paris, et sa légèreté m'a illuminé. Je suis fasciné par la passion pour les histoires.

Nis
- Vous êtes également cinéaste. Le cinéma a-t-il une influence dans votre travail ?

Gipi
- Pendant quelques années j'ai réalisé des courts métrages, et j'ai aussi fait deux longs métrages d'une heure chacun. Mais je ne peux pas me définir comme réalisateur. Utiliser une caméra et tourner de petits films est avant tout un jeu. Même si les idées de départ sont souvent sérieuses, le déroulement est presque toujours comique et ironique. Lors de la prise de vue il se passe quelque chose de très différent du travail que je fais avec les bandes dessinées (où le travail naît en une partie plus complexe de mon être). Le travail fait avec ce mini-cinéma m'a fortement aidé à la compréhension du temps et des cadrages et maintenant, lorsque je dessine, je me rend compte de tout ce que cela a impliqué pour mon dessin et pour le rythme que je donne à mes histoires.

Nis
- Quels sont vos projets maintenant ? D'autres livres vont-ils sortir en 2006 ?

Gipi
- Je viens d'achever le second album de la série "baci dalla provincia" (le premier était "les innocents") qui sera présenté dans quelques jours par Vertige/Coconino, au festival d'Angoulême. Je suis assez content du résultat. C'est une histoire très dure et je suis content d'être revenu à un peu de méchanceté après la douceur de "le local". Après je prendrai un peu de repos. Je n'ai plus quitté ma table depuis presque six ans et n'ai plus été en vacances depuis 5. J'aime dessiner, peut-être plus que tout, mais je me sens très fatigué et l'année passée a été difficile, sentimentalement parlant également. Je dois me reposer. Je dois me reposer. Je dois me reposer. Même si, en réalité, j'ai en tête un nouveau livre, à dessiner d'un seul jet, en noir et blanc, sur une base autobiographique "adaptée". J'ai déjà écrit et dessiné le premier épisode, qui s'appelle "i due funghi" ("les deux champignons") et qui pourra être lu par les lecteurs français achetant la revue autoproduite qui le publiera : Canicola n. 3 ("Canicule n. 3") qui sortira (et sera disponible) à Angoulême. C'est un beau journal fait par deux jeunes auteurs qui m'ont demandé de faire une histoire. J'ai été content de la faire et je considère "i due funghi" comme une des meilleures choses que j'ai faites. Maintenant j'ai le second chapitre à travailler, et j'en ai d'autres en tête. Je crois que ces différentes parties seront collectées en un nouveau volume dans les prochains mois. mmmmmm.... J'avais dit que je devais me reposer :)

Merci à Gipi et à Docteur Paul pour sa super traduction !

lundi, janvier 23, 2006

Le Scroubabble


Ce week-end, j'ai testé pour vous le Scroubabble , le jeu édité par l'Association. Pour ceux qui ne le savent pas, ce jeu est inspiré du Scrabble mais au lieu de devoir faire des mots, on doit faire des strips à partir de petites cases dessinées par Etienne Lecroart, François Ayrolles, Jochen Gerner, Killofer et Jean-Christophe Menu. Comme au Scrabble, les joueurs doivent utiliser au moins l'une des cases déjà posées sur le plateau. Un strip est considéré comme valable si la majorité des autres joueurs l'estiment cohérent. Pour vous donner une idée, on (merci Geoffroy !) a photographié de plus près un bout du plateau de jeu. Cliquez dessus pour le voir en plus grand (quand on joue, on a l'impression de faire des strips super drôles et le lendemain quand on les regarde, on est moins fier !).

Alors, le Scroubabble, c'est gai ou c'est pas gai ? Et bien oui, on se marre bien ! Surtout après un petit diner cool et avec une bonne bouteille de vin ! Ca change complètement des jeux habituels. Par exemple, il n'y a pas de règles prédéfinies. On peut jouer avec des points si on veut (comme au vrai Scrabble) mais on est pas obligé (c'est ce qu'on a fait; il n'y a plus de gagnants, ni de perdants, donc tout le monde est content). Pour jouer, il ne faut pas avoir spécialement lu tout Jean-Christophe Menu et Jochen Gerner. Y avait deux personnes qui jouaient avec nous qui n'y connaissaient rien à la bd et je crois qu'ils se sont bien amusés.
Les dialogues des cases sont assez drôles du style "Regardez, c'est une fétuque des prés", "ca te dérange si je t'appelle patate ?" ou "et, on fait une partie de strip poker!". Grace à ca, il est possible de faire des strips un minimum drôle.
Bref, une bonne partie de rigolade ... Je suis pas sur que ca vaut 40 euros mais ca vaut la peine de jouer une fois dans sa vie si on s'intéresse un peu à la bd.

L'interview de Gipi que je vous promet depuis des semaines sera en ligne demain soir. Puis ensuite, je partirais à Angoulême pour le festival et j'espère avoir plein de super trucs à vus raconter sur le festival comme "les dédicaces de Jean-Marie Bigard et Mimie Mathy", "le one-man-show de Wandrille", "les suites du mystère Frantico", "le concert de Sfar avec le chanteur de Dionysos", ...
Sinon, le numéro 2 de dérapage comix de Marshall Joe et Dampremy Jack est sorti. Il s'appelle Pigeon et c'est encore mieux que le premier qui était déjà très bien. J'en parlerais surement plus longuement à mon retour d'Angoulême. Disponible à Bruxelles (La bulle d'or, Brusel) et à Besançon (Camponovo).

mercredi, janvier 11, 2006

Pieter De Poortere


Si vous avez lu les derniers Ferraille illustré, vous avez sûrement remarqué les strips muets de l'auteur flamand Pieter de Poortere mettant en scène un fermier s'appelant Dickie. Dans ses aventures (qui se terminent souvent très mal),on retrouve tour à tour Dickie dans le rôle de Saddam Hussein, Ben Laden, soldat, vampire,... Sous des airs naïfs, Pieter De Poortere utilise un humour très noir à ne pas placer entre toutes les mains! La planche suivante représente assez bien son travail.


Deux tomes de Dickie sont déjà sortis chez Bries. On risque de parler beaucoup plus de Pieter De Poortere en 2006 car deux de ses albums sont au programme : le troisième Dickie chez les Requins Marteaux ainsi qu'un album jeunesse édité chez Delcourt "Joe l'esquimo".
Pour mieux connaitre son travail, je conseille vivement son site qui est très drôle. Bien que ce site soit en flamand, vous ne devrez pas avoir trop de problèmes à comprendre ... Je conseille surtout les animations et les jeux (ca vous permettra de glander au boulot).
Voici un petit interview de Pieter de Poortere. Merci à lui pour avoir répondu à mes questions


Nis - L’actualité (l'Irak, le terrorisme, les marées noires…) semble être une de vos principales sources d’inspiration pour Dickie. Avez-vous un message particulier que vous voulez faire passer avec vos strips ?

Pieter De Porteere
– Non, j’utilise l’actualité pour raconter des histoires amusantes. Je n’ai pas le besoin de monter sur les barricades ou le besoin d’améliorer le monde. J’ai fait un bouquin engagé, ca s’appelle KAK et c’est des dessins qui viennent d’un spectacle théatre/bd sur le droit d’asile et l’extrême droite en Belgique. On peut dire que le premier album parlait de dickie dans sa ferme, comme vrai fermier. Le second sur dickie dans un contexte international. Le troisième album parlera de l’histoire du monde, cela commencera avec adam et eve, et ca finira dans le futur.

Nis
– Comment avez-vous découvert la bande dessinée ? Lisez-vous des bds ? Y a-t-il des auteurs qui bous ont influencé ?

Pieter De Porteere
– Je suis un grand fan de Chris Ware. On le remarques dans mon travail en ce qui concerne l’ambiance et la simplicité des dessins. Aussi, je m’intéresse à la génération française actuelle : Trondheim, Larcenet, Blain, Sfar, … Quand j’étais enfant, j’étais entouré de strips. Mon père en avait une collection gigantesque. Je les connais bien, y a juste les noms que je ne retiens jamais.

Nis
- De vous, je ne connais que les deux bds Dickie. Dans Dickie, votre style est très particulier (bd muette, humour noir, ..). Toutes vos histoires ont-elles le même style ? Pourquoi ?

Pieter De Porteere – Je ne peux pas raconter d’histoires gaies. Happy people have no stories. J’essaye parfois mais je trouve beaucoup plus drôle si les affaires tournent mal. C’est finalement la base de l’humour. L’intention est aussi de jouer avec le contraste entre le style innocent et le contenu dur. Bientôt, je vais faire une bd jeunesse pour Delcourt : « joe l’eskimo ». Ca sera plus sage (quelque chose de moins suicidaire) et avec des dialogues. Je trouve difficile d'écrire des dialogues crédibles. Si j'écris, j'écris délibérément ringard. Dickie a été tenu aussi simple que possible en ce qui concerne la couleur, l'encrage et le texte..

jeudi, janvier 05, 2006

David Vandermeulen : Fritz Haber


En guise de bilan de l'année, j'avais envie de dialoguer avec les auteurs qui ont fait les ouvrages qui ont marqué 2005. On commence par David Vandermeulen et son formidable premier tome de la biographie de Fritz Haber : L'esprit du temps. Le prochain post sera consacré à l'auteur italien Gipi.

Avant d'avoir lu "L'esprit du temps", je n'avais jamais entendu parler de Fritz Haber. Son histoire m'a fasciné. Fritz Haber, juif allemand né en 1868 et mort en 1934, est connu pour son prix Nobel de Chimie pour la mise au point d’une synthèse industrielle de l’ammoniac qui a permis la production massive d’engrais agricoles. Haber reçut son Nobel sous les huées du public : quelques années auparavant, il avait aussi inventé les gaz de combat pour l’armée allemande. Fritz Haber mis également au point le Zyklon B produit qui sera employé des années plus tard dans les chambres à gaz des camps d'extermination nazis.

Nis - L'histoire de Fritz Haber est assez fascinante (je suis moi-même chercheur). Comment l'avez-vous connue et qu'est-ce qui vous a poussé à faire une bd sur ce personnage ?

David Vandermeulen
- Je comprends très bien que vous puissiez être fasciné par l’histoire de Haber, je l’ai été un certain temps aussi. Mais ce n’est certainement pas sous la fascination que je me suis engagé à parler de Haber. Dès que je me suis penché un peu plus attentivement sur son cas, j’ai très vite compris que Haber n’était pas aussi atypique que ça. Sinon comment expliquer son parcours et surtout ses amitiés ? Dès que cette question m’est apparue, ma fascination première s’est assez naturellement modifiée en une sorte d’intérêt avide (ce qui est plus sain pour travailler un sujet aussi difficile). Ce n’est pas parce que j’ai appris que Fritz Haber a été le père de la guerre chimique, ni parce qu’il a inventé le gaz Zyklon B que je me suis décidé à raconter son histoire. Ce qui m’a motivé, c’est essayer de répondre à cette simple question : comment un salaud comme Fritz Haber – car, globalement, c’est surtout en tant que salaud que l’Histoire d’aujourd’hui nous renvoie la figure de Fritz Haber – comment un salaud déclaré comme tel s’est-il lié d’amitié avec des « Héros » tels que Einstein, Weizmann et, dans une moindre mesure, Rathenau ?

Nis - Vous vous êtes basé sur de nombreux ouvrages de référence pour cette bd. Avez-vous voulu être le plus fidèle possible à l' histoire de Fritz Haber ou bien avez-vous fait quelques modifications afin de faire passer des messages importants à vos yeux ?

David Vandermeulen - Oui, il y a en effet derrière mon travail une énorme application historique, j’essaie au mieux de respecter chaque événement, chaque lieu, chaque date. Mais bien sûr, ma biographie est orientée selon mes centres d’intérêt. Les quelques fictions qui existent déjà sur Fritz Haber (je n’en connais que trois à ce jour, toutes étrangères) mettent toutes l’accent sur la relation conflictuelle et tragique que Haber a entretenu avec sa femme Clara. Il est vrai que cette relation fut absolument dramatique et passionnelle, digne de servir un grand sujet d’opéra. Mais je n’en fais pas le centre de mon récit, ce qui m’intéresse plutôt, c’est l’environnement intellectuel qui a accompagné Haber. Ainsi, par exemple, la scène de la traversée atlantique où Haber et Rathenau se rencontrent est totalement imaginaire. Haber et Rathenau se sont bien rencontrés, mais probablement vers les années 1907, et à Berlin. Haber et Rathenau se sont effectivement rendus aux Etats-Unis en 1901, comme je le raconte, mais rien ne nous dit qu’ils se sont croisés là-bas ou durant une traversée. Quelques scènes procèdent ainsi, quand ce n’est pas véridique, il faut que cela reste plausible.



Nis - Certains lecteurs font le lien entre "l'esprit du temps" et le cinéma muet. Est-ce voulu ? Pourquoi placez-vous les phylactères en bas des cases ?

David Vandermeulen - Si les références au cinéma muet paraissent très présentes dans mon travail c’est avant tout parce que je reprends sur quelques pages des passages du Siegfried de Lang, qui date de 1924. Les cartons narratifs sont aussi des références directes, ils sont exactement copiés des films de Murnau. Mais en réalité, si l’on y regarde bien, les extraits du Siegfried et les cartons sont les seules véritables références au muet, le reste se passe dans les têtes. Quant aux sous-titres (vous nommez cela des phylactères mais ce n’en est pas, ce sont juste des sous-titres), il s’agit bien, pour le coup, d’une troisième référence cinématographique, plus moderne celle-là. Il s’agissait pour moi de confronter deux systèmes narratifs, l’un propre à l’époque de Haber, l’autre propre à notre temps ; c’est une façon subtile de ramener l’histoire de Haber jusqu’à nous.

Nis - Quels sont vos projets pour le moment ? Le nombre de tomes de Fritz Haber est-il déjà fixé (j'ai déjà vu des gens parlant de 3, 5 voire 9 tomes(à la librairie Brusel)). Comptez-vous encore explorer le medium de la bd en faisant des oeuvres complètement différentes (on peut dire que "Agrum comix" et "L'esprit du temps" sont assez différents) ?

David Vandermeulen - Fritz Haber occupe la totalité de mon temps et ce sera encore ainsi pendant cinq ou six ans. C’est un peu bizarre à dire, mais je dois avouer que je ne sais absolument pas en combien de pages je vais tomber, peut-être 600 ou 800, ou pourquoi pas 500… Je n’ai pas encore écrit la suite, je procède tome par tome. Cela me permet de ne pas devoir suivre une feuille de route, de ne pas me sentir coincé. J’ai besoin de garder près de moi cette idée que je peux modifier mon travail à tout moment.
Sinon, je ne sais absolument pas ce que je ferai après Haber. Les seuls projets qui vont sûrement voir le jour, c’est un Faust que j’écris pour Ambre et qui sortira courant 2006 chez 6 pieds sous terre, une suite à Littérature pour tous basée sur la science-fiction, à sortir également chez 6 pieds, et probablement un 6e Agrum Comix. Pour le reste, c’est tout.


Deux liens assez intéressant pour en connaître plus sur Fritz Haber
:

- Fritz Haber, David Vandermeulen : Le site assez bien fait et assez complet des Editions Delcourt. On y retrouve des informations à propos des personnages, des planches, ..
- Le site wikipedia sur Fritz Haber

Merci à David Vandermeulen pour avoir répondu à mes questions.